À Fresnes, des prisonniers s’offrent une heure d’évasion au théâtre

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En prison, les grilles s’ouvrent sur des portes qui s’ouvrent sur des pièces, toujours minuscules – de la taille d’une, deux ou trois cellules pour les salles de classe ou de sport. Dans cet horizon étriqué, la chapelle de la maison d’arrêt de Fresnes paraît immense : de la hauteur sous plafond, une scène, des gradins où s’asseyent 90 détenus amenés par petits groupes. 

« Si on était dans un théâtre normal, je vous demanderais d’éteindre vos téléphones, mais je suppose que vous n’en avez en aucun cas », plaisante le directeur de Fresnes, Jimmy Delliste. Il prie le public, captif mais projetée, de bien vouloir « garder le silence » pendant la pièce qui va suivre. C’est la première fois qu’Un jour… j’irai à Détroit, à l’affiche du théâtre du Gymnase à Paris, est joué en prison. Mais pour les trois comédiens qui entrent en scène, la taule n’est en aucun cas une inconnue. 

« Un jour… j’irai à Détroit » à la maison d’arrêt de Fresnes, le 26 juillet 2022. © Camille Polloni / Mediapart

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