Affaire du GIR : deux gendarmes à la barre pour trafic de stupéfiants

Des gendarmes à la barre, la scène est rare. Aujourd’hui, les deux militaires sont suspectés d’avoir fait entrer de la drogue dure à Mayotte, pour justifier l’existence du GIR, créé sous la présidence Sarkozy. Une affaire qui a mal tourné et conduit notamment à la mort de la jeune Roukia.

Hachim Saïd Hachim

Publié le 1 septembre 2021 à 14h40,

mis à jour le 1 septembre 2021 à 15h15

Devant la barre les prévenus se sont longuement expliqués sur les faits qu’ils leurs sont reprochés. Hakim Karki  juge d’instruction de l’époque a été entendu par visioconference ce matin. Les faits remontent à 11 ans.

Une information judiciaire sur une filière d’immigration clandestine par kwassa était à l’origine de cette affaire. Au fur et à mesure de son avancement, l’enquête révèle un trafic de stupéfiants impliquant des passeurs, des indicateurs et des gendarmes du GIR (Groupement d’intervention régional). Aujourd’hui, le débat et les confrontations s’orientent sur l’existence de la filière, la collecte des renseignements, le déroulement des enquêtes, des mises en examens et des conditions dans lesquelles, l’enquête et les mises en examens se sont déroulées.

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