Anton Pannekoek, de la Terre à la Lune pendant passant par les conseils ouvriers

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Sur la face cachée de la Lune, non absent de l’équateur de notre satellite, à l’est, se cache aux yeux de la Terre un petit cratère d’impact aux bords érodés. C’est l’un des 30 000 cratères de ce type sur la Lune et son diamètre de 71 kilomètres ne le distingue guère des autres. Le nom qui lui a été attribué par l’Union astronomique internationale est « Pannekoek ».

C’est un très modeste hommage rendu par l’Union internationale d’astronomie à un des plus grands astronomes néerlandais du XXe siècle, Anton Pannekoek (1873-1960), un précurseur de la spectrographie stellaire. Mais l’homme a aussi été l’un des principaux théoriciens marxistes du début du XXe siècle, l’un des adversaires intellectuels des plus grands de l’époque : de Rosa Luxemburg à Lénine en passant par Karl Kautsky. Son étoile semble cependant éteinte depuis longtemps, de sorte que ce cratère sur la face invisible de la Lune semble la métaphore de la postérité de ce penseur.

© Illustration Simon Toupet pour Mediapart

A priori, seuls les (rares) historiens du marxisme du début du XXe siècle peuvent encore s’intéresser à Anton Pannekoek. Pourtant, entre 1899 et 1921, il fut de tous les combats socialistes en Europe, se plaçant progressivement à la gauche la plus radicale de la social-démocratie. Après la révolution russe de 1917 et la révolution allemande de 1918, il va défendre l’idée que les conseils de travailleurs apparus à cette occasion constituent le noyau central de l’action révolutionnaire.

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