Atos, une pépite stratégique sous haute surveillance

Le groupe, qui a perdu 40% de sa valeur en un an, inquiète le gouvernement qui craint que des fonds activistes n’entrent au capital.

Vigilance. Atos fait depuis quelque temps l’objet d’une attention discrète, mais constante, du gouvernement français. Il faut dire que le groupe joue un rôle clé dans la stratégie de souveraineté nationale dans des domaines aussi sensibles que la cyberdéfense, le calcul haute performance (HPC) et l’informatique quantique. Or, la trajectoire en montagnes russes de son cours de Bourse et le pedigree de certains de ses actionnaires, dont certains fonds américains, inquiètent.

Depuis un an, les déboires s’accumulent pour Atos, dont la capitalisation boursière a perdu 40% de sa valeur pour ne plus valoir que 5 milliards d’euros. Les ennuis ont commencé au printemps, lorsque les commissaires aux comptes américains ont émis des réserves sur les comptes de sa filiale américaine qui pèse pour 23% du chiffre d’affaires. Le cours a immédiatement dévissé.

«La revue comptable détaillée que nous avions décidé d’effectuer en Amérique du Nord est terminée. Elle n’a pas révélé d’anomalie matérielle au regard

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