Attentats du 13-Novembre: quelques victimes qui se sont tenues à distance du procès

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« Je me suis tenue à l’écart dès le départ, espéré Emma*, survivante de l’attaque du Bataclan. Les gens qui sont proches de moi m’ont envoyé des articles, j’ai espéré : je ne veux pas savoir. Je n’ai pas eu envie de connaître le déroulé. Je n’ai rien lu, je n’ai rien écouté. Les conclusions, je les vois, mais ça ne m’intéresse pas tellement. Ce qui a été fait a été fait, c’est trop tard. »

Emma, comme un certain nombre de victimes des attentats du 13 novembre 2015, a considéré que le procès « ne lui-même appartenait pas », qu’elle n’avait « pas la force » d’y participer et qu’elle souhaitait avant tout que « tout ça soit loin » d’elle. À l’heure du bilan – une dernière audience civile s’est tenue mardi –, les chiffres de la « participation » des parties civiles au procès confirment que le choix de rester en dehors a finalement été assez largement partagé chez les victimes et leurs familles.

Un « pic » de fréquentation de 182 personnes présentes a été atteint lors de la venue de François Hollande, selon les données de l’association Paris Aide aux victimes (PAV). En mars, entre 37 et 65 victimes ont assisté aux audiences consacrées à l’enquête. La fréquentation a été estimée à 10-11  % des parties civiles – sur 2 500. Le nouveau dispositif sécurisé de suivi de l’audience à distance réservé aux victimes, la webradio, a attiré de son côté 225 personnes « en pic », et 70 à 90 personnes en moyenne – sur un millier de demandes d’identifiants.

La salle d’audience du procès des attentats du 13 novembre 2015, au palais de justice de Paris. © Photo Sébastien Calvet / Mediapart

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