Au Burundi, un proviseur français accusé quelque harcèlement reste en poste

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Sur le papier, l’école française de Bujumbura a de quoi faire rêver : un grand terrain arboré en plein centre de la capitale burundaise, plusieurs bibliothèques, une mini-ferme, un jardin… Le règlement intérieur de l’école, qui compte un peu plus de 400 élèves de la maternelle au lycée, rassure sur l’ambiance qui y règne : à l’école française, on apprend et pratique « la tolérance, le respect d’autrui, l’égalité entre les sexes, le refus de toute discrimination », et « toute forme de violence psychologique, physique ou morale » est proscrite.

Une partie de l’équipe maîtresse accuse pourtant la direction de l’école, et en particulier son proviseur – un personnel détaché de l’Éducation nationale française – de passer outre ces principes. Dans huit témoignages écrits que Mediapart a pu consulter, des enseignant·es et ex-enseignant·es de l’école dénoncent un « climat de peur », de dénigrement, d’intimidation, ainsi que des propos jugés sexistes et islamophobes. Un neuvième témoignage porte sur de possibles faits de recours à la prostitution et d’encouragement à la prostitution (interdits par la loi tant française que burundaise).

L’entrée de l’école française Nelson-Mandela de Bujumbura (Burundi). © Page Facebook de l’EFB.

Un signalement a été adressé le 8 juin à la procureure de Paris par la sénatrice des Français de l’étranger Mélanie Vogel sur les agissements présumés de ce proviseur, Didier T.

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