Au Japon, un Français en grève de la faim pour revoir ses enfants

Vincent Fichot remue ciel et terre pour récupérer ses deux enfants et plaide pour l’introduction au Japon de la garde d’enfant partagée. Il fait partie des parents victimes d’“enlèvement” de leurs enfants par leur conjoint. Face à la pression des associations et des institutions internationales, la société japonaise se montre divisée.

Pour lui, c’est le combat d’une vie. Vincent Fichot, un Français de 39 ans résidant au Japon depuis quinze ans, a entamé le 10 juillet une grève de la faim à la sortie de la gare de Sendagaya, à côté du stade olympique flambant neuf, en plein cœur de Tokyo. Cet ancien employé d’une entreprise de finance accuse son épouse japonaise d’avoir “enlevé” ses deux enfants de six et quatre ans, selon un article de Daily Shincho qui a dépêché son journaliste sur place. “Cela fait déjà trois ans que je demande à la police et à la justice japonaise de me donner l’autorisation de revoir mes enfants. J’ai aussi parlé avec le gouvernement français, l’ONU, et les médias, mais rien n’a bougé. La seule chose que je puisse faire à ce stade, c’est sacrifier mon corps, raconte-t-il au journaliste. Peu importe si je meurs. Je continuerai jusqu’à ce que la communauté internationale se mobilise et que je puisse revoir mes enfants.”

Pour comprendre son histoire, il faut remonter trois ans auparavant, lorsque la femme de Vincent Fichot, avec qui il était en négociations en vue d’un divorce, a disparu avec ses enfants en laissant une maison vide derrière elle. Stupéfait, Vincent Fichot porte l’affaire devant la justice, en allant jusqu’à la Cour suprême. Or, celle-ci a accordé la garde des enfants à son épouse, jugeant que ces derniers vivent dans des conditions dignes et qu’“aucun problème particulier n’est à signaler” du point de vue de leur bien-être, selon le site Ronza, qui a aussi publié un article sur cette

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