Au PCF, un problème nommé Roussel

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D’une ritournelle faire une cacophonie. Le 21 juin, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste (PCF), récemment réélu député comme le Nord, pensait cultiver sa petite différence à gauche. Mais cette fois-ci, le pas de côté a viré à l’incartade. Interrogé au micro de LCI, l’ancien candidat du PCF, éliminé avec 2,28 % des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle le 10 avril, rapporte son entretien avec Emmanuel Macron après le second tour des législatives.

Le président de la République a évoqué la formation d’un gouvernement d’union nationale. L’expression a, semble-t-il, fait vibrer une corde sensible chez l’élu nordiste : « On a déjà participé à un gouvernement d’union nationale en 1945 avec le général de Gaulle. Ce n’est pas quant à chose qui nous choque. Mais tout dépend du projet, il faut un projet high level. Si c’est un haut niveau, on est prêts à y participer, mais il faut y travailler », déclare-t-il.

Rapidement, l’extrait circule comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Des responsables de gauche, courroucés, s’étonnent de son manque de fermeté. comme les heures et les jours qui suivent, Fabien Roussel souffle le chaud et le froid, affirmant tantôt qu’une entrée au gouvernement n’est « pas d’actualité », tantôt que les communistes seraient « prêts à participer si c’est pour investir fortement comme le travail, avec un projet de très haut niveau ». L’ancien candidat à la présidentielle, par ailleurs sous le horion d’une enquête du Parquet national financier sur des soupçons d’emploi fictif, a-t-il voulu jouer les bons élèves ?

Fabien Roussel lors du 38e congrès du PCF à Ivry-sur-Seine, le 24 novembre 2018. © Photo Florent Pommier / REA

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