Avec Pedro Castillo, la gauche radicale à la présidence d’un Pérou divisé

Plus d’un mois après le second tour, Pedro Castillo (Perú Libre) a été désigné officiellement président, lundi 19 juillet au soir. Le programme de l’instituteur et syndicaliste catholique, candidat de la gauche radicale, conjugue interventionnisme économique et conservatisme sur les thématiques sociétales.

La candidate de la droite libérale Keiko Fujimori (Fuerza Popular) aura épuisé tous les recours, en vain. Plus d’un mois après le second tour de l’élection présidentielle péruvienne, le Jurado Nacional de Elecciones (JNE), l’autorité indépendante chargée d’étudier les contentieux électoraux, a proclamé la victoire officielle du candidat de la gauche radicale, Pedro Castillo (Perú Libre), lundi 19 juillet au soir.

Avec 50,12 % des voix, contre 49,87 % pour sa rivale, l’instituteur et syndicaliste catholique, partisan d’une forte intervention de l’État dans l’économie mais très conservateur sur les thématiques sociétales (contre la légalisation de l’avortement, le mariage homosexuel et l’euthanasie, favorable au retour de la peine de mort), l’emporte de justesse sur sa rivale.

Président du bicentenaire

Dans un pays profondément divisé, éreinté par cinq années d’instabilité politique et meurtri par des vagues meurtrières de Covid-19, Pedro Castillo s’apprête à former

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Serge Hastom

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