Du Liban à l’Iran, la déchéance de l’“axe de la résistance”

Les pays formant le “croissant chiite” sont tous dans un triste état. Pour L’Orient-Le Jour, la responsabilité de Téhéran n’est certes pas totale, mais elle est importante, surtout parce qu’il restreint grandement les possibilités d’une sortie de crise.

L’“autoroute chiite” a perdu de sa superbe. La montée en puissance de l’Iran en Irak, en Syrie et au Liban au cours de cette dernière décennie avait permis à la République islamique de voir son vieux dessein de relier Téhéran à la Méditerranée via Bagdad, Damas et Beyrouth prendre forme. Et de se rêver à nouveau comme un empire dominant quatre capitales arabes (aux trois autres, il faut ajouter Sanaa [au Yémen]) au dire des responsables iraniens.

Mais l’illusion aura été de courte durée. Si bien que l’autoproclamé “axe de la résistance” ressemble désormais à un long et ténébreux tunnel dont on ne voit pas la fin. Au sens propre comme au figuré, en témoigne la crise de l’électricité qui touche actuellement tous ces pays en même temps.

La domination iranienne n’a apporté ni prospérité ni stabilité. Elle s’apparente au contraire à une ombre étouffante qui vient surplomber tous les autres enjeux dans les pays concernés et rendre toute sortie de crise, dans ce contexte, illusoire.”

États faillis

Dans quel état seront le Liban, la Syrie et l’Irak dans cinq ans ? Et dans dix ans ? Impossible aujourd’hui ne serait-ce que prétendre répondre à cette question, à moins d’imaginer le pire. Les trois pays sont actuellement dans un trou noir dont personne ne peut ou ne veut les sortir. L’influence iranienne est loin d’être la seule cause de l’effondrement de ces États, dont les situations ne sont pas vraiment comparables.

Le Liban paye le prix de la montée en puissance du Hezbollah mais aussi de son impossible gouvernance et de la

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Anthony Samrani

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Longtemps le quotidien francophone de Beyrouth, né en 1970 d’une fusion entre L’Orient et Le Jour, a été la parfaite illustration du “Liban de papa” francophone et chrétien que la guerre civile allait tourner en dérision. Le départ

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