Du poisson acheté aux pêcheurs qui l’offrent à des familles nécessiteuses –

Un espadon de 100 kg distribué à des familles en difficulté de Punaauia. Une opération solidaire dirigée par un magasin spécialisé qui l’a acheté à des pêcheurs. Lesquels l’ont offert à des familles afin de les soutenir en ces temps de crise sanitaire…

D’une pierre, deux coups. Ce matin, des pêcheurs de Punaauia ont offert du poisson à des familles nécessiteuses de la commune. En fait, ce poisson a été acheté par un magasin spécialisé dans les activités marines afin d’une part de les soutenir, et d’autre part d’aider des familles. « Avec le confinement, les pêcheurs ont besoin d’être soutenus. En tant que partenaire, on a tenu à les aider, en achetant le poisson et avec les communes, pour le distribuer », explique Titipa Tematahotoa, représentant de Nautisport.

©Polynésie la 1ère

 

100 kg de haura sont ainsi découpés et empaquetés par les pêcheurs. Un espadon de petite taille, mais dont la chair ravira bien des palais. « Il n’est pas énorme, mais la qualité est là, surtout que les petits espadons sont les plus prisés », dit Steve Vanbalou, pêcheur, qui espère en capturer de plus gros. « Comme il peut atteindre des tailles énormes, nous pourrons avoir plus de morceaux pour les familles ». Justement, Inatekakara habite non loin de là. Steve lui offre un morceau d’espadon. « Ca nous aide beaucoup dans notre quotidien, surtout en cette période de confinement », avoue la jeune mère de famille.

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Comme elle, d’autres ont été identifiées par les services sociaux de la commune de Punaauia. Le maire Simplicio Lissant assiste bien sûr à l’opération qu’il approuve en espérant qu’elle se généralise. « C’est une première, l’idée est d’intervenir dans d’autres communes », précise-t-il.

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Vers 11 heures à la mairie, une fois l’espadon entièrement découpé, c’est la distribution générale. Une vingtaine de familles reçoivent chacune leur part. Dans celle de Tania, il y a 6 personnes. Cette distribution tombe à pic. « Ca permettra de nourrir un peu la famille, surtout en ce moment avec le confinement. On a du mal à trouver du poisson ». Celui-ci sera dégusté en fafaru ou frit.

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Ecoutez le reportage de Corinne Tehetia :

 

 

 

 

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