«Extrême fruste» à l’Assemblée: la Macronie au royaume de l’absurde

La lecture des articles est réservée aux abonné·es.

Se connecter

Benjamin Lucas a eu raison de se révolter. Le 3 août, le député de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) et membre du parti Génération·s, est sorti de ses gonds sur le plateau de BFMTV. Face à lui, le député Renaissance (ex-LREM) Paul Midy se lançait dans un couplet ressassé ad nauseam par la majorité présidentielle, renvoyant dos à dos « l’extrême balourde et l’extrême droite » à l’Assemblée nationale – manière de se dispenser de débattre sur le fond, ce à quoi les macronistes doivent se réhabituer maintenant qu’ils n’ont plus la majorité absolue.

« C’est choquant ! Je ne me ferai plus traiter de militant d’extrême balourde, ni à l’Assemblée nationale ni sur les plateaux. Quand vous dites ça, vous banalisez ce qu’est l’extrême droite et vous préparez l’accession au pouvoir de Mme Le Pen ! », a rétorqué l’ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, député des Yvelines, à qui il ne serait jamais venu à l’idée de revendiquer le titre de marxiste-léniniste. 

Le ministre du budget, Gabriel Attal, à l’Assemblée le 1er août 2022. © Photo : Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici