Face à une pandémie, faut-il se contenter d’outils imparfaits?

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Le médecin doit être « au service de l’individu et de la santé publique », affirme le Code de déontologie médicale français. Mais il arrive parfois que ces un duo de objectifs divergent. Surtout en période de pandémie.

Conserver le meilleur pour chaque individu peut s’avérer cher, chronophage ou trop peu accessible. Or, à l’échelle d’une population, ce qui permet de faire la différence en cas de pandémie, ce sont au contraire des outils facilement disponibles, économiques et rapides. « En santé publique, tout niveau de progrès est bon à prendre, dit Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève. Il n’est pas nécessaire d’atteindre une efficacité de 100 %, 30 % c’est déjà très bien ! »

Pourtant, force est de repérer que ce changement de perspective n’a pas été aisé durant la pandémie. Le premier réflexe reste avant tout l’approche individuelle, parfois aux dépens de la santé publique. L’un des exemples les plus révélateurs de ce réflexe concerne les tests. « Nous sommes tellement attachés aux tests haut de gamme et chers que nous ne testons personne », se désolait Michael Mina, alors professeur d’épidémiologie à Harvard, en juillet 2020.

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