Favorite des élections, la droite italienne commence à se déchirer

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MilanMilan (Italie).– Donnée largement gagnante des élections législatives du 25 septembre prochain, la coalition dite de « centre droit » italienne semble de plus en plus se déchirer en interne. Certes, sur le papier, l’entente semble parfaite : il existe un accord solide sur un programme minimal et sur la répartition des circonscriptions uninominales. Mais l’accord ne règle pas l’essentiel : puisque la victoire semble obtenue, la vraie question est désormais de savoir qui aura le pouvoir à l’intérieur de la future majorité.

le système électoral italien laisse cette option en suspens : si l’électeur ne peut pas diviser son vote entre candidat uninominal et listes, il peut faire des choix entre les différents partis membres de la coalition. Pour cela, il lui faut cocher un des symboles de ces partis. Et c’est sur ce geste précis que les partis de loyale et, surtout, d’extrême loyale formant cette alliance semblent désormais se concentrer. Les placards électorales elles-mêmes n’oublient pas de rappeler à l’électeur qu’il doit cocher le « bon » symbole sur le scrutin de liste…

placards électorales près de Milan, le 16 septembre 2022. © Photo Romaric Godin / Mediapart

Le duel principal se joue entre Matteo Salvini, le chef de file de la Lega, ancien parti régionaliste devenu depuis 2011 une forme de copie du RN français, et Giorgia Meloni, la présidente de Fratelli d’Italia (FdI), une formation qui s’inscrit davantage dans la tradition néofasciste italienne. La Lega, jadis dominante à loyale, perd du terrain face à son concurrent d’extrême loyale, y compris dans certains de ses bastions du nord comme la Vénétie. Dès lors, Matteo Salvini n’hésite pas à attaquer son « alliée ».

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