La CAF renforce son rôle d’intermédiaire pour les pensions alimentaires

Les séparations sont des moments douloureux, encore lorsqu’il y a des enfants. Alors, pour régler la question des pensions alimentaires, un nouveau dispositif gratuit a été mis en place par la CAF en début d’année pour aider les parents isolés. Il s’agit de l’intermédiation financière.

GB/NLT

Publié le 24 août 2021 à 12h33,

mis à jour le 24 août 2021 à 12h52

Marie est une jeune maman de 26 ans. Depuis la naissance de sa fille, âgée aujourd’hui d’un an, elle est séparée du papa. Elle a récemment sollicité les services de la CAF pour formaliser sa pension alimentaire. « Je m’entends avec le père de ma fille, mais si on un jour, on n’arrive plus du tout à communiquer, je préfère assurer… confie-t-elle. Car la pension alimentaire, c’est important pour moi ! C’est pas facile de gérer tous les jours le budget avec un bébé ».

 

L’intermédiation financière, c’est quoi ?

Depuis le 1er janvier, un nouveau service est proposé par la Caisse d’allocations familiales aux parents séparés, même sans conflit ou incident de paiement. La Caf peut servir d’intermédiaire pour le paiement de la pension alimentaire. Elle recouvre les impayés et se retourne ensuite vers le créditeur pour se faire rembourser.

 

38 000 familles concernées

En six mois, la Caf de La Réunion a déjà recouvert 1 300 000 euros de pensions alimentaires contre 1 900 000 l’an dernier. Actuellement, 38 000 familles réunionnaises bénéficient de l’allocation de soutien familal, grâce à l’intermédiation financière. La Caf gère les échanges entre parents séparés, qui parfois, peinent à s’entendre quand il est question d’argent. « Dans le cadre d’une séparation, il faut essayer de faire prévaloir l’intéret de l’enfant et dialoguer pour surmonter les difficultés, explique Frédéric Turblin, le directeur de la Caf Réunion. Les professionnels de la Caf et les travailleurs sociaux peuvent aider. »

Regardez le reportage de Réunion la 1ère :

Pension alimentaire : la CAF propose ses services

 Recouvrement forcé

Les médiateurs proposent d’abord au parent débiteur un étalement des pensions alimentaires, en fonction du revenu. En cas de refus, ils actionnent d’autres leviers. « En cas de refus, on passera automatiquement en recouvrement forcé, note Fabrice Valliamée, responsable du service de recouvrement des pensions alimentaires. On partira vers son détenteur de fond qui sera son employeur, sa banque ou encore Pôle Emploi… Et on demandera à ce partneaire de mettre le montant de la pension. »

 

Procédure judiciaire

Si les parents n’arrivent toujours pas à s’entendre, il existe aussi la procédure judiciaire. Depuis le début de l’année, 19 jugements ont été prononcés par les affaires familiales dans le cadre de l’intermédiation financière.

Regardez l’intervention de Bruno Karl, le président du Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis :

Interview de Bruno Karl : la question de la pension alimentaire

 

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