La déliquescence du Liban à travers trois tragédies

Une fillette de 10 mois, un jeune homme de 27 ans et une personne âgée. En quelques jours, les pénuries dont souffre le Liban ont tué. Pour beaucoup, l’État est responsable de ces décès.

La petite Jouri avait 10 mois. Sa mort à la suite d’un “drame médical” raconte en creux ce qu’est devenu le Liban, à savoir “un pays en pleine descente aux enfers” souffrant de pénuries en tous genres, notamment de médicaments, d’essence, d’électricité et d’eau, explique le quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Vendredi 9 juillet, la mère emmène son enfant fiévreuse chez la pédiatre. Rien d’inquiétant : il lui est prescrit un traitement. Mais ce jour-là, raconte le journal francophone, les pharmacies font grève pour protester contre la pénurie de médicaments. Après des heures de recherche, la famille finit par trouver une officine qui accepte de lui fournir le traitement. Le lendemain, les parents administrent le médicament à leur fille. Elle le régurgite. La pédiatre prescrit alors un autre traitement, mais les pharmacies sont encore fermées. “Je ne blâme pas les pharmaciens, car ils font ça pour la population”, assure la mère.

En fin d’après-midi, l’état de Jouri se dégrade. Elle est emmenée à l’hôpital. Son état se détériore

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