La grande reprise en main de Pékin sème le doute chez les géants de la tech

RÉCIT – La Chine veut faire un exemple de Didi, l’Uber local, qui s’est fait coter à Wall Street sans autorisation.

Pékin

Pékin siffle la fin de la récréation américaine. Depuis que le champion de la mobilité, Didi Chuxing, a fait son entrée à Wall Street sans avoir obtenu le feu vert du régulateur de l’internet, le gouvernement chinois déploie son arsenal législatif pour recadrer ses géants de la tech. Cette reprise en main tranche avec le laxisme des autorités jusqu’alors, qui a permis à ces entreprises innovantes de connaître une croissance exponentielle en quelques années.

Quarante-huit heures après avoir levé 4,4 milliards de dollars aux États-Unis le 30 juin, l’«Uber chinois» fait l’objet d’une enquête par l’administration nationale du cyberespace (CAC), pour «violation grave de la réglementation en matière de collecte des données des utilisateurs». Cela, au nom de la «sécurité nationale».

L’erreur de Didi? Être passé outre les recommandations du régulateur de retarder son introduction en Bourse tant que ce dernier n’avait pas réalisé un examen poussé de la sécurité de ses données. Pressé par ses

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