la mobilisation contestataire se poursuit –

Les opposants au pass sanitaire et à l’obligation vaccinale avaient rendez-vous, pour un nouveau samedi de mobilisation. Si dans l’Hexagone, ils étaient moins nombreux, dans les rues, que les week-end précédents, en Guadeloupe, la contestation ne faiblit pas. Ils étaient des centaines, hier, à Moule

L. Gaydu, M-L. Plaisir, N. Fadel

Publié le 22 août 2021 à 10h47,

mis à jour le 22 août 2021 à 11h17

Le rendez-vous est désormais récurrent, le samedi, depuis un mois : une intersyndicale a appelé au rassemblement, contre le pass sanitaire, contre l’obligation vaccinale et « pour la liberté », hier (21/08/2021). Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles des citoyens, des salariés, des sapeurs-pompiers, des enseignants et des soignants, étaient rassemblées, au Moule.
Elles ont participé à une marche, avant de se retrouver sur la place de la Liberté, pour des prises de parole.

©Ludovic Gaydu

Tous ceux qui se sont alliés à ce mouvement de contestation revendiquent le droit à disposer de leur corps et d’avoir une opinion contraire à celle des autorités publiques.

On a le droit d’avoir une opinion ! On a le droit de ne pas être dans une pensée unique ! Et, ça, à l’heure qu’il est, ils n’acceptent pas ça ! Ils veulent absolument qu’on se fasse vacciner ! On peut ou ne peut pas ! Mais ça doit exister, ça ! Et, pour l’heure, on nous fait peur, en nous disant : « Ouhai, si zot pa vaksiné, ou ké mò, moun ka mò, yo pa sav ka pou fè èvè mò !* ».

Militante

©Ludovic Gaydu

La mortalité et la tension hospitalière s’expliquent autrement que par le faible taux de vaccination en Guadeloupe, selon les manifestants. Les professionnels de santé du cortège rappellent que cela fait plusieurs années, bien avant la crise Covid, qu’ils alertent quant au manque de moyens humains et matériels, notamment au Centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe (CHUG).

Par ailleurs, ils dénoncent l’absence de solution alternative, à la vaccination, pour faire face au coronavirus. 

Lé moun ki kouché jòdi-la an réanimasyon, a pa paskè yo pa vaksiné, mè sé paskè yo pa bénéfisyé de swen le moman venu**.
Oui aux soins ! Oui aux médecins qui soignent ! Oui aux pharmaciens qui délivrent des médicaments ! Oui à un service de santé qui prend en charge les Guadeloupéens malades !

Elie Domota, porte-parole du « Lyannaj kont pwofitasyon » (LKP)

Et, le 28 août, les militants prévoient de sillonner le territoire, façon caravane.

A (re)voir le reportage de Ludovic Gaydu et Marie-Lyne Plaisir :

©Ludovic Gaydu et Marie-Lyne Plaisir – Guadeloupe La 1ère

* « Ouhai ! Si vous n’êtes pas vaccinés, vous allez mourir, les gens meurent, ils ne savent pas quoi faire des morts ! »

** « Les personnes qui sont couchées en réanimation, ne sont pas dans cette situation parce qu’elles ne sont pas vaccinées, mais parce qu’elles n’ont pas bénéficié des soins adaptés, le moment venu ! »

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