L’aide humanitaire à l’épreuve de la pandémie et de l’insécurité –

Le 14 août 2021, la péninsule sud de l’île d’Haïti subissait un tremblement de terre de magnitude 7.2 qui a fait plus de 1 400 morts. Quelques jours après le drame, l’aide en Guadeloupe s’organise mais fait face à un véritable défi logistique.

Guadeloupe la 1ère

Publié le 17 août 2021 à 14h01,

mis à jour le 17 août 2021 à 16h25

Tandis que les secours basés à Haïti continuent de venir en aide aux victimes du tremblement de terre du 14 août 2021, le bilan de la catastrophe s’alourdit pour atteindre désormais les 1417 morts et plus de 6 900 de blessés. Les besoins en eau potable, en médicaments, en renfort médical et en alimentation sont lourds. Et alors que  37 000 maisons et édifices touchés, l’île subit les effets périphériques de la tempête tropicale Grace.

Une logistique précise

Dans une réunion tenue en visio-conférence, le CO.RE.CA, l’association haïtienne Tèt Kolé, le Consulat de la République d’Haïti ainsi que des organisations locales telles que Alyans Nasyonal Gwadloup (ANG) ont commencé à poser les bases de la réponse humanitaire qui devra être apportée aux populations sur place. Dans les prochaines semaines (voire les prochains mois), elles devront déployer des trésors d’inventivité pour permettre à l’aide de leur parvenir.

La situation d’Haïti est de nature complexe, mais ces jours-ci, elle est extrêmement délicate. Les moyens de transport et toute la logistique sont difficiles, sans parler des problèmes de piratage. Le CO.RE.CA et ses partenaires, dont les partenaires institutionnels, ont arrêté une stratégie qui nous permettra d’aller à l’essentiel, avec des groupes de travail

Alain Andréa – CO.RE.CA

À ces obstacles spécifiques à Haïti, s’ajoutent le contexte du confinement en Guadeloupe, marqué par la fermeture des commerces et des mesures restrictives fortes sur l’activité de la population qui contraignent, voire annulent, les campagnes de don traditionnelles.

Prioriser les besoins

Dans ces conditions, la stratégie de l’ensemble des partenaires engagés dans la réponse humanitaire menée par le CO.RE.CA repose sur une priorisation stricte des besoins. Elle sera animée par des groupes de travail thématiques. Trois axes ont émergé de la réunion de préfiguration : 

  • Positionner une cellule logistique en dehors de la Guadeloupe, dans un lieu beaucoup plus proche d’Haïti
  • Hiérarchiser les besoins (essentiellement les tentes et abris, pour préparer la période cyclonique)
  • Mise en ligne d’une cagnotte pour avoir des dons en numéraire et mettre en place une cellule de liaison efficace dans les deux zones privilégiées que sont Beaumont et Ducis où des points de chute garantis sont ancrés.

La problématique des coûts

Une fois déterminée, il reste que cette stratégie a un coût et qu’il s’avère extrêmement lourd. 

Dans l’immédiat, nous sommes un peu bloqués. Ce n’est pas aujourd’hui ou demain qu’une équipe du CO.RE.CA ou des biens partiront de Guadeloupe pour arriver à Haïti. Les coûts de l’opération sont énormes et les points administratifs ne sont pas résolus. Nous sommes réalistes quant à nos limites à monter une telle opération du jour au lendemain.

Alain Andréa

 

Sur le plan international, plusieurs ONG, les États-Unis, le Mexique, la France se sont déjà positionnés pour venir en aide au pays, des médicaments et des renforts ont été dépêchés sur place. À noter de certains programmes humanitaires, déclenchés en 2010, sont encore en cours en Haïti.

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