Le métavers est déjà le théâtre de scènes de harcèlement sexuel

Le groupe Meta vient d’ouvrir au public Horizon Worlds, une plateforme sociale en réalité virtuelle. L’une des premières utilisatrices déplore avoir été victime d’attouchements sur son avatar.

Le métavers n’échappera pas à certains problèmes du monde réel. Horizon Worlds, le jeu vidéo en réalité virtuelle du groupe Meta, vient d’être commercialisé en Amérique du Nord. Mais le service est déjà entaché d’une première affaire de harcèlement sexuel. Une bêta-testeuse de l’univers numérique de Mark Zuckerberg aurait été victime, à la mi-novembre, d’attouchements perpétrés sur son avatar par un autre joueur. Un témoignage publié sur le groupe Facebook dédié aux testeurs de ce jeu en ligne où les utilisateurs peuvent librement interagir entre eux.

«Le harcèlement sexuel n’est déjà pas acceptable sur Internet, mais la réalité virtuelle rend l’expérience encore plus pénible […] Non seulement j’ai été tripotée hier soir, mais il y avait d’autres personnes présentes qui soutenaient ce comportement», raconte la victime dans la publication consultée par The Verge .

Un incident «malheureux»

Après avoir étudié l’incident, la direction d’Horizon Worlds déplore un événement «absolument malheureux». Vivek Sharma, vice-président d’Horizon chez Meta, explique que la joueuse n’a pas utilisé les fonctions anti-harcèlement du jeu. Il est possible de bloquer un utilisateur ou d’activer une «zone sûre», soit une bulle virtuelle dans laquelle aucun autre utilisateur ne peut entrer. «C’est un retour d’expérience important pour nous, car je souhaite que ces fonctions soient visibles et facilement utilisables», indique-t-il.

Si les équipes du service ont pu étudier la situation après qu’elle a eu lieu, il leur était plus difficile d’agir pendant les faits. Andrew Bosworthe, le directeur de la technologie de Meta a lui-même admis que la modération du Metaverse était «impossible». Le nombre d’interactions à surveiller est bien trop grand et les solutions techniques ne sont pas encore au point. Le groupe Meta, qui investit plus de 10 milliards de dollars dans son projet de Metaverse cette année, a promis d’allouer 50 millions de dollars à la recherche éthique autour de ce nouveau monde numérique.

La lanceuse d’alerte Frances Haugen a elle aussi émit des inquiétudes autour du projet de Mark Zuckerberg. L’émettrice des «Facebook Files» redoute de mettre dans les mains de l’entreprise un univers entier, alors il ne serait déjà pas capable de régler le problème de la modération de ses réseaux sociaux.

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