Le sulfureux réseau social Yik Yak est de retour après quatre ans d’absence

La plateforme avait connu une certaine gloire, notamment auprès des étudiants américains, avant de fermer en 2017, à la suite de nombreuses critiques.

Après avoir été fermée en 2017, la plateforme reprend du service. Lancée en 2013, Yik Yak permet à ses utilisateurs de partager du contenu et des commentaires de façon anonyme, appelé les «yaks». Ceux-ci sont visibles par d’autres usagers, présents dans un rayon de huit kilomètres. Et pour coller au thème, l’ensemble de ces personnes constitue un «troupeau» avec lequel il est possible d’échanger. «Yik Yak aide à fédérer les communautés locales», mentionne le groupe sur son site.

Comme sur la plateforme de discussions Reddit, chaque «yak» est soumis à l’appréciation de la communauté, qui peut aimer ou non un commentaire. À partir de cinq votes négatifs, il est automatiquement supprimé par Yik Yak.

Les utilisateurs ont la possibilité de partager n’importe quel message, tant qu’il respecte les règles de la communauté. Yik Yak
Des dérives communautaires

Rapidement, l’application séduit les étudiants américains et s’installe progressivement dans les campus universitaires. En 2014, la société lève 75 millions de dollars et atteint une valorisation de 400 millions de dollars. Mais des critiques émergent à propos de l’anonymat des messages postés sur la plateforme. Certains partagent du contenu raciste, d’autres sont des discours de haine ou du cyberharcèlement, entraînant ainsi la chute du nombre d’utilisateurs. En 2016, Yik Yak se sépare de la majorité de ses effectifs et un an près, ses cofondateurs Tyler Doll et Brooks Buffington ferment l’application. C’est Square, un prestataire de solutions commerciales, qui rachètent les derniers ingénieurs de Yik Yak pour un million de dollars, en plus des droits sur une partie de la propriété intellectuelle de l’entreprise.

À la différence de l’ancienne version, la nouvelle équipe de Yik Yak se dit prête à s’engager «à lutter contre l’intimidation et les discours de haine sur la plateforme, par tous les moyens nécessaires». Elle insiste également sur le fait qu’aucune étiquette ne stigmatisera ses usagers. Pour l’heure, l’application est uniquement disponible sur le système iOS d’Apple, aux États-Unis.

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