Législatives. En Allemagne, un débat à trois qui “change de l’ère Merkel”

Armin Laschet, Annalena Baerbock et Olaf Scholz, les trois principaux candidats à la chancellerie allemande, ont dévoilé leurs désaccords lors d’un premier débat télévisé le dimanche 29 août. Après seize années de vie politique dominées par la figure d’Angela Merkel, ce pluralisme est rafraîchissant, observe la presse allemande.

C’était un débat “divertissant et informatif”, assure Die Zeit après le premier affrontement télévisé entre Armin Laschet (CDU), Annalena Baerbock (Verts) et Olaf Scholz (SPD), ce dimanche 29 août.

“Ça change de l’ère Merkel, continue l’hebdomadaire libéral. Il y avait de la controverse, des attaques un peu dures, mais les discussions étaient factuelles et nullement superficielles.” Pendant près de deux heures, les trois principaux candidats à la chancellerie allemande ont échangé sur la situation en Afghanistan, la crise sanitaire, le réchauffement climatique, l’insécurité et les inégalités entre l’ouest et l’est du pays.

“À la fin, bien évidemment, chacun d’entre eux considérait l’avoir emporté sur les deux autres”, commente le magazine centriste Der Spiegel. Quelques minutes après la fin de l’émission télévisée, le chef de file de l’Union chrétienne sociale de Bavière, Markus Söder, s’exprimait déjà sur la “belle performance et nette victoire” de son allié de la CDU, Armin Laschet.

Pourtant, note le journal conservateur Die Welt, les performances des candidats ont été inégales, ce dimanche. Armin Laschet et Annalena Baerbock se sont montrés offensifs sur plusieurs sujets, dont les ratés de la gestion de la crise afghane, attribués à la grande coalition d’Angela Merkel et à l’actuel ministre des Finances Olaf Scholz. Mais leurs attaques n’ont pas suffi à rattraper leur écart avec le candidat du SPD, désigné par le quotidien comme “le grand gagnant” de la soirée :

Les spectateurs ont assisté à ce que l’on observe depuis des semaines : un bras de fer entre un Armin Laschet dépassé, une Annalena Baerbock gonflée à bloc et un Olaf Scholz ultra discipliné.”

Aucun K.-O.

“Aucun des candidats n’a été mis complètement K.-O.”, rassure de son côté le newsmagazine de droite Focus, qui précise que plus d’un tiers des électeurs allemands ne sait toujours pas pour quel parti voter le 26 

[…]

Marie Daoudal

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