Papillomavirus : le point sur la situation en Nouvelle-Calédonie

Alors que les chiffres calédoniens montrent un taux 2 fois supérieur de cancers de l’utérus, la prévention et la sensibilisation sur les dangers du Papillomavirus continue sur le Territoire.

Lorsque l’on commence à avoir une vie sexuelle active sans se protéger d’un préservatif, dans 80% à 90 % des cas, on peut contracter le papillomavirus.

Pour rappel, le papillomavirus est une maladie sexuellement transmissible qui touche les hommes et les femmes. Elle reste l’une des IST les plus fréquentes derrière le VIH, et le virus Herpès Simplex (HSV). La plupart du temps, l’immunité de l’organisme fait son travail d’expulsion de ce virus, mais dans 10 % des cas, il s’installe durablement. Résultat : il peut provoquer l’apparition d’infections vaginales, de verrues génitales ou encore des cancers du col de l’utérus, du vagin, du pénis ou de la gorge. 

Quelles solutions pour lutter contre le papillomavirus ?
 

Afin de lutter contre la propagation du papillomavirus, aussi appelé HPV, un vaccin est à disposition depuis les années 2006/2007. Ainsi, l’Agence sanitaire et sociale propose, tous les ans, une campagne de vaccination non obligatoire sur des collégiennes, avec autorisation parentale. À ce jour, plus de 5000 jeunes filles ont été vaccinées sur le Territoire, avec un record en 2020 de plus de 1000 vaccinations. Les chiffres calédoniens montrent un taux 2 fois supérieur de cancers de l’utérus par rapport à la France. L’âge moyen du diagnostic des cancers liés au papillomavirus humain est de 55 ans. Autrement dit, son incubation est lente et souvent asymptomatique.

L’Agence sanitaire et sociale recommande un suivi gynécologique tous les 3 ans pour les femmes. Les hommes sont aussi concernés, mais pas encore inscrits dans cette vaste campagne de vaccination. 

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